Joueurs, entraîneur et président du HTV ont le sentiment d'avoir trinqué à Villeurbanne, mercredi soir. Ils espèrent qu'au match retour, samedi, ils sauront prendre leur revanche. : Photo Richard Barsotti Ces petites bulles flirtant avec les rebords de la coupette feront couler beaucoup d'encre. Et de salive. A commencer par celle d'un Alain Weisz médusé.
Hors de lui devant ce tableau servi, à chaud, à l'issue de la défaite concédée à l'Asvel (92-72).
« Je n'avais encore jamais vu qu'on offrait le champagne aux arbitres à la fin d'un match... ». Une manière somme toute de les remercier d'être venu.
D'avoir vu et participer à la défaite du HTV en jouant du sifflet tel un gardien de la paix débordé place de la Concorde...
Le trio arbitral - on laissera à chacun le libre choix de l'interprétation - s'est tu dans le deuxième acte. Enfin, s'est tu pour ce qui est de Villeurbanne.
Manque de respect
« C'est la première fois que je vois une équipe à zéro faute lors d'un quart-temps. Oui, je suis remonté et frustré car les arbitres ne nous ont pas respectés ! »
Le tacticien varois, d'ordinaire silencieux sur ce sujet, ne décolère pas.
D'autant qu'après dix minutes ses joueurs tenaient la dragée haute au favori pour le titre national (12-20).
La suite ? Un festival signé MM. Conderrane, Mateus et Laplace. A l'image de cette technique sifflée à un Weisz qui se demande encore pourquoi un tel acharnement ? Parce qu'on ne prête qu'aux riches mon bon môsieur...
« C'est rageant, avouait le président Veyrat, le regard perdu dans des tribunes en voie de désertification. C'est ce qu'on appelle un arbitrage maison... »
Même son de cloche - le HTV en fut une mercredi soir - chez les joueurs.
Avec un bémol dans la bouche de l'ancien, Laurent Legname. « C'est effectivement étrange. Mais, ils sont quand même très forts. »
Raison de plus pour ne pas leur filer un coup de pouce dans les moments importants. « Que voulez-vous, en championnat, on est désormais respecté. Mais là, ce sont les play-offs. En fait, j'ai eu le sentiment d'évoluer en coupe d'Europe. Avec de telles soirées, on apprend » se console encore le président déjà tourné vers la revanche de samedi.
Une revanche qui promet des étincelles. Sur le terrain et non en dehors.
Car pour l'anecdote, l'arrivée des Varois à l'Astroballe fut musclée.
Déjà...
On nous a soignés...
« Ah, on nous a soignés d'emblée, raconte Fabrice Veyrat dans la peau d'un Tapie de l'OM à l'aube de ses campagnes européennes. Interdiction de se garer dans le parking. Des joueurs qu'on énerve... »
Toutes les ficelles du métiers sont bonnes à user quand il s'agit de déstabiliser un Candide invité à ripailler avec les gros. Ce savant saupoudrage conjugué - reconnaissons-le - à une formation de l'Asvel talentueuse ont conduit le HTV à l'indigestion.
Mais, docteur, ça se soigne ! Vous en doutez ? Lisez la suite. « Samedi, on ne se laissera pas marcher sur la gueule et j'espère que les arbitres feront leur boulot normalement. »
Même s'ils n'auront pas droit au champagne - ni au génépi, ni au rosé (...), on l'espère tous vivement. Tout comme on espère que le palais des sports sera plein à craquer. Cette équipe aura besoin de vous pour se surpasser. En s'enivrant de vos encouragements, elle peut parvenir à déplacer cette montagne. Et s'offrir une belle qu'elle mérite. Tchin !