: Photo G. R. - Pourquoi avoir hésité si longtemps avant de resigner ?
- « Je savais qu'en mettant la barre haute et en parvenant à nos fins, ça allait créer des obligations pour l'année suivante. Quand on finit 6e et qu'on est européen, on ne peut pas avoir un objectif inférieur. Mais l'ambition nécessite des ressources supplémentaires. Je voulais donc des garanties. J'ai longuement discuté avec mon président et il m'a donné sa parole. Les ressources du club vont augmenter. »
- Confirmer cette saison exceptionnelle sera le plus difficile...
- « Certainement, surtout que les clubs à gros budgets tels que Pau, Dijon, Gravelines ne commettront pas deux fois la même erreur. On est donc condamné à bâtir une équipe un peu meilleure que cette saison si on souhaite se stabiliser dans le top 8. »
- Lorsque vous avez annoncé en septembre le HTV en play-offs, était-ce du bluff ?
- « Je me disais pourquoi pas ? L'équipe était équilibrée avec les arrivées de Masingue et Perincic. Ensuite, on avait des joueurs comme Colson et Williams qui avaient besoin d'un objectif motivant. A l'issue du tournoi relevé de Bormio, en Italie, j'ai pensé que ce n'était pas si fou que ça... »
- Or il y a eu cette défaite d'entrée face au Havre...
- « A ce moment-là j'ai douté. Personne ne savait que le Havre ferait un tel parcours. Perdre à domicile, c'était la pire entrée en matière. »
- La suite vous a donné raison...
- « On a enchaîné une victoire au Mans et face à l'Asvel. De quoi donner confiance à tout le monde. De toute façon, les joueurs n'ont jamais fait de complexe. Ils rentraient sur le terrain pour gagner. Sans peur. En se disant : on peut le faire ! »
- Un regret ?
- « La Semaine des As. Pendant un mois, on a préparé spécifiquement les garçons pour ce tournoi. Ils sont arrivés forts. Prêts. La preuve ce match énorme gagné face à Nancy.
Tout devenait possible. Mais il y a eu le petit drame avec la blessure de Colson en demi-finale contre Vichy qui nous a empêchés de réaliser notre rêve. On est sorti meurtri de cette épreuve... »
- Vous vous êtes pourtant relevés face au champion de France roannais...
- « Sans meneur, mais avec un match remarquable de Legname. C'était un test et je n'y croyais pas. Les joueurs m'ont surpris. Ils se sont surpassés. Et derrière, on a eu de la chance en signant Daniel Horton. Une réussite ! »
- Le meilleur moment ?
- « J'en ai trois. Le succès sur Nancy aux As. La victoire au Mans lors de la deuxième journée. Elle nous a remis la tête à l'endroit. Et, enfin, la victoire à Pau car je n'y avais jamais gagné de toute ma carrière. L'hommage de Pierre Seillant m'a d'ailleurs beaucoup touché. »
- Des frustrations ?
- « Essentiellement ces trop nombreuses balles perdues. Un fléau inexplicable que je n'ai pas réussi à corriger. Dommage car sans ce défaut, l'équipe aurait été plus forte. »
- Et avec un public plus nombreux, elle aurait renversé des montagnes...
- « Je pense que la culture basket est à Hyères. Toulon, en revanche, c'est le rugby, le RCT. A nous de convaincre les Toulonnais. C'est l'un des axes essentiels de la stratégie du club tant en basket le public te porte. Il joue un vrai rôle auprès des joueurs. Mais c'est un travail de longue haleine. »