Maestri et le RCT impériaux sur la pelouse de Narbonne, hier après-midi. : Gérard Raynaud En ces temps difficiles, le rugby ne fait plus recette à Narbonne et c'est un parc
des Sports de l'Amitié à moitié vide qui accueillait hier les Toulonnais. Quelque mille Varois avaient heureusement fait le déplacement pour assurer le spectacle et
le fond sonore dans les tribunes pour une rencontre dont l'enjeu était surtout d'importance pour les hommes d'Umaga.
Surprise du chef Taumoepeau, pour la première fois de la saison, Saimone que sa religion interdit de jouer le dimanche avait accepté de s'aligner hier, pour le groupe. C'est dire si les Toulonnais devaient être sensibilisés par l'importance de ce match.
Lozada, poussé en l'air sur la première touche, Mehrtens s'offrait tout de suite une chance de marquer, mais des 45 mètres, il ratait la cible. Qu'importe, Matfield récupérait deux touches « orange » en suivant et le RCT mettait la pression...
La première attaque au large était quand même audoise et sur le renversement, Narbonne échouait en touche à 2 m. Mehrtens renvoyait le jeu 50 mètres plus loin et dans la foulée convertissait son premier coup de pied (0-3, 9e).
Pas le temps de souffler, Pisi et Matfield, fixaient sur la droite, Gregan renversait pour Ai'i lancé et le funambule s'enfonçait dans la défense, la fixait pour offrir à Luger le premier essai de la partie (0-8, 10e).
Narbonne revenait grâce au pied de De Waal (3-8, 13e), mais le RCT était bien dans
son match malgré une première mêlée défaillante. Coup de chaud cependant lorsque Algret sur une touche courte échouait sur la ligne toulonnaise et comme De Wall réduisait encore la marque, le match restait très tendu. Pisi tentait alors une échappée, bien relayé par David Douy, mais un en-avant de Gregan stoppait l'attaque. Sur la mêlée, Narbonne était sanctionné et Mehrtens faisait le travail face aux poteaux (6-11, 23e).
Sur le renvoi, le grand Victor arrachait un « oh » d'admiration au public et en suivant Pisi déclenchait une nouvelle attaque dans le dos de Kaufana obligeant Narbonne à défendre dans le désordre ce dont profitait encore Ai'i, qui d'une jolie feinte enrhumait encore son vis à vis pour délivrer une deuxième offrande à Luger (6-16, 27e).
La cavalerie légère toulonnaise était en verve et sur une nouvelle échappée de Labadze, Oliver suppléait Gregan pour trouver Pisi petit côté pendant qu'Arniaud et son capitaine échangeaient des mots doux... (6-23, 30e).
Bonus offensif déjà dans la poche, le RCT soufflait alors un peu, maintenant Narbonne au milieu du terrain. Jusqu'à la pause.
Le RCT fait front
Dès la reprise où Douy cédait sa place à Mauger, Nadau, sur un en avant, mettait Narbonne en difficulté, mais l'attaque emmenée petit côté par Gregan et Mauger échouait.
Chevtchenko dynamisait alors et une déferlante orange emmenait le pack roug et noir jusque dans son en-but, Algret finissant le travail (13-23, 48e). Revigorés par les citrons, les « orange » donnaient même un nouveau coup de collier, mais le RCT faisait front sur sa ligne. Puis Mehrtens lui donnait carrément de l'air en ramenant le jeu à 5 mètres de la ligne audoise pour une pénaltouche qui ne donnait rien. Mais sur la mêlée qui suivait, Gregan embrouillait au pied son vis à vis et Sourice, passait dans un trou pour inscrire le 4e essai toulonnais (11-28, 59e).
Narbonne, piqué au vif, jetait alors toutes ses forces dans la bataille mais le coaching d'Umaga et le pied très sûr de Mehrtens en défense ne lui permettait pas d'avancer. Le RCT, qui ne voulait plus rien lâcher, repoussait la marée. Pour s'offrir la victoire bonifiée qu'il était venu chercher...